
CMA France : une centenaire résolument tournée vers l’avenir
Publié le 15 mars 2025
Retraite ne rime pas avec oisiveté pour Guy Boulet, boulanger en retraite et ancien Président de Fédération Départementale de la Boulangerie du Jura. À l’occasion d’un séjour au Cap-Vert, il n’a suffi que d’un pain local de mauvaise qualité pour faire renaître l’ingéniosité du boulanger. Voici de quoi il retourne…
La situation de départ est quelque peu décourageante : une farine de blé de qualité médiocre, pas de levure, pas de pétrin et une très mauvaise cuisinière en guise de four ! Deux axes d’amélioration se dessinent rapidement pour Guy Boulet : construire un four digne de ce nom, et valoriser les matières premières disponibles sur place.
Le four a été construit en se basant sur un savoir-faire traditionnel (les fours sont nombreux dans le village) à partir de pierres volcaniques avec l’aide des gens du coin et le forgeron a fabriqué les ustensiles indispensables. Il s’agit d’un four utilisant un combustible local : le bois.
Pour la fabrication du pain, point de levure, alors ce sera du levain ! Mais pas n’importe lequel… Là encore Guy Boulet valorise les bons produits qu’il trouve sur place : la farine de gaude (maïs grillé) et la farine de manioc que l’on peut acheter depuis peu dans les « mercado » (petites épiceries). La farine de gaude est exclusivement produite par les familles. Le maïs, cultivé au Cap Vert, est grillé et mélangé à du sable dans un chaudron posé entre quelques pierres sur un feu de bois. Séparé du sable, il est pilé finement ou porté à un petit artisan possédant un moulin électrique.
Guy fabrique donc son levain liquide à partir d’un mélange de deux tiers de farine de manioc et d’un tiers de farine de gaude mis à fermenter à température ambiante (25°C). Le mélange est rafraîchi au bout de 48 heures, et il faut 4 à 5 jours pour aboutir au levain tout point.
La pétrissée est réalisée à partir de farine de blé, de 250 à 300 grammes de levain au litre de coulage et de sel. Le pétrissage à la main demande un peu de temps et quelques efforts ! Pour la fermentation, compter deux à trois heures de pointage et autant d’apprêt.
Le résultat est à la hauteur des espérances, jugez-en plutôt :
Guy a satisfait ses envies de bon pain et a fait plus d’un heureux dans le quartier !
Publié le 15 mars 2025
Publié le 15 mars 2025
Publié le 15 mars 2025