
Rémi et Philippe Hubert, un tandem familial en boulangerie
Publié le 1 avril 2025
En 2024, après avoir participé à l’animation, lors du relais de la flamme olympique, Marylène Léger et ses collègues boulangers de la Drôme préparent une nouvelle manifestation pour l’arrivée d’étape du Tour de France, sur les boulevards extérieurs de Valence. Le 23 juillet prochain, une dégustation de produits boulangers sélectionnés sur des critères de nutrition santé sera proposée au public sur un stand animé par les artisans.
Comme nombre de ses collègues boulangers d’aujourd’hui, Marylène Léger a un parcours atypique. Ancienne sportive de haut niveau, elle pratiquait le tir à la carabine. Elle a participé aux Championnats d’Europe et à des épreuves de Coupe du Monde, comme membre de l’équipe de France. « Après un bac sport études, j’ai fait du droit et j’ai obtenu un bac pro commerce et services. J’avais 21 ans et mon sport ne me permettait pas de gagner ma vie. Mon beau-père exploitait une boulangerie dans la région parisienne, alors que mon mari avait fait l’école Banette », raconte Marylène.
En 1995, le couple reprend un commerce dans la Drôme, à 10 km à l’est de Valence, une association qui prendra fin en 2004. La boulangère travaille ensuite dans différentes boulangeries de Valence et finit par reprendre un petit commerce, situé dans le quartier piétonnier, à proximité du kiosque Peynet. « Mon nouveau compagnon, ancien éducateur sportif, s’était formé à l’INBP en boulangerie, et de mon côté, j’étais attirée par la pâtisserie. Mon projet était de de proposer des produits maison à la coupe comme des cakes et des gros pains ».
Un commerce en périphérie
« En 2012, nous avons été informés par les Moulins du Bion qu’un commerce bien placé était à céder à un kilomètre de la sortie sud de Valence. Nous avons vendu pour reprendre cette boulangerie avec de gros travaux en perspective », se souvient Marylène. Bois et métal sont au rendez-vous du nouvel agencement sous enseigne Banette, avec un fournil ouvert sur le magasin et un laboratoire de pâtisserie séparé. L’entreprise emploie 9 personnes à temps plein et 5 apprentis, ainsi que des étudiants en contrats courts à la vente. S’il y a encore 2 ans, le chiffre d’affaires atteignait 700 000 euros, 2025 devrait lui permettre, avec une augmentation de 20 à 30 % de son CA, de dépasser le million d’euros. « Je suis présente dès 4h du matin au fournil et jusqu’à 19h presque tous les jours. C’est plus facile d’avoir des discussions avec mon équipe qui voit que je suis investie à 200 % et que je partage leur quotidien. Mon compagnon actuel, Christian, m’aide beaucoup en effectuant les pesées des ingrédients pour les cakes, en s’occupant de l’étiquetage et des mises aux normes », indique la boulangère.
Un pain Briare de 7 kg
Le plus gros pain de la boulangerie qui affiche fièrement la bannière « Boulanger de France », c’est le pain Briare, une pièce de 7 kg vendue à la coupe et à l’occasion entier, dans le cadre de banquets. Il est décliné dans sa version au miel et aux noix légèrement caramélisées. Dans les spéciaux, on trouve également le pain viking, le pain de campagne aux olives, le pain au maïs et le pain n°7 aux légumineuses, pauvre en gluten. La baguette blanche reste toujours demandée en compagnie de la tradition et de la Banette dans sa version 2025, à la couleur ambrée et plus croustillante grâce à la semoule de blé dur qui l’enrobe.
Au rayon viennoiserie, les clients n’ont que l’embarras du choix avec une famille de 13 petits pains au chocolat pour certains bicolores : chocolat, praliné, chocolat blanc, chocolat au caramel et chocolat accompagnés d’un trait de confiture myrtille, framboise. « Je mets un bâton de chocolat, je commence à rouler et je poche un trait de confiture avant de terminer le pain au chocolat. Nous avons aussi les brioches à tête, brioches pralines, brioches au chocolat. Le pain aux raisins existe aussi avec des pralines, aux fruits secs, aux noisettes, aux graines de courge et cranberries. C’est plaisant de décliner toutes ces viennoiseries et nos clients apprécient », constate Marylène Léger.
Les stars du rayon pâtisserie sont le flan à l’ancienne nature, le millefeuille au feuilletage caramélisé et la tarte aux pommes. Les pâtisseries plus élaborées sont proposées le weekend, avec les gâteaux d’anniversaire et les gâteaux à base de mousses au chocolat ou le vivarais aux châtaignes sur un biscuit viennois.
Côté salé, la gamme traiteur est prête dés 6h du matin pour les lève-tôt qui prennent un café et repartent avec leur repas de midi avant de se rendre au travail.
En novembre de l’année dernière, Marylène Léger a pris la suite de Laurent Serre à la tête de la Fédération Départementale de la Boulangerie-Pâtisserie de la Drôme. « Je veux défendre notre boulangerie artisanale qui est réputée dans le monde entier et agir pour la transmission de notre savoir-faire aux générations futures ! »
Frédéric Vielcanet
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