Margaux Tyson et Lucas Prieur, artisans boulangers et chefs d’entreprise à 21 ans

Margaux Tyson et Lucas Prieur, artisans boulangers et chefs d’entreprise à 21 ans

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Publié le 15 octobre 2026

Dès leurs premières années d’apprentissage, Margot Tyson et Lucas Prieur ont commencé à épargner pour investir dans un projet commun. Cet argent leur a servi d’apport pour reprendre la boulangerie qu’ils exploitent aujourd’hui. Pourtant, sur les 8 établissements financiers consultés par le couple et au vu de leur jeune âge, un seul a fini par donner son accord. Depuis, le commerce a vu son chiffre d’affaires augmenter et l’entreprise finira son premier exercice avec une belle progression de 30 %.

Installés depuis presque un an à Barneville-Carteret (50), Margaux Tyson et Lucas Prieur ont fait le pari d’ouvrir leur boulangerie en 2025, à 21 ans tout juste. Si Lucas se destinait très jeune aux métiers de la boulangerie-pâtisserie, Margaux envisageait initialement de se tourner vers la médecine par tradition familiale. « Mais depuis toute petite, j’ai toujours fait des gâteaux à la maison et j’ai fini par me rendre compte que j’étais vraiment passionnée par la pâtisserie ».

C’est durant leur formation initiale que les deux artisans se sont rencontrés. Margaux a obtenu successivement un double CAP Pâtisserie et Chocolaterie et un BTM Chocolaterie suivi d’un BTM Pâtisserie en un an au CFA de Coutances (50). De son côté Lucas détient une formation en boulangerie-pâtisserie suivie d’un CAP Chocolaterie et d’un BTM Pâtisserie. « Ce qui nous plaisait, c’était de d’exercer dans un laboratoire, mais que ce soit à Rennes ou à Saint-Malo, mais nous sommes toujours restés au CFA de Coutances ».

Un lieu de passage

« En été, la fréquentation du Carteret peut monter jusqu’à 15 000 habitants. C’est un lieu de passage avec les navettes et la gare maritime. C’est aussi un cadre propice pour les balades », indique le jeune couple. Les artisans aiment proposer à leur clientèle des produits simples et de qualité. Ils sont très attentifs à la provenance des matières premières. Œufs et lait, farines bio écrasées sur meule de pierre sont de préférence produits localement.

Les boulangers ont fait le choix d’abandonner le pain blanc au profit de la baguette de tradition, boule tradition et tradition graine. La gamme de spéciaux sur levain se présente en format de 400 g et jusqu’à 3 kilos en pain à la coupe. « Il pleut assez souvent et nous sommes proches de la mer, par conséquent, la tradition ne se conserve pas très longtemps. Nous portons nos efforts sur le pain au maïs, le pain au sarrazin avec notre logo et sur le pain aux fruits. »

Beurre AOP et produits locaux

Sur la viennoiserie, la boulangerie reste sur une gamme assez classique au beurre Montaigu, avec une « viennoiserie du moment » comme le chausson au citron, celui à la noisette ou à la rhubarbe. Pendant l’été, l’Oranais est préparé avec des abricots frais.

Sur la pâtisserie, le couple a positionné son offre sur des tartelettes travaillées avec des produits de saison. « Nous avons commencé avec la tarte marron mandarine, la Tonka chocolat suivie de la rhubarbe au poivre rouge de Sichuan, et récemment un tartelette fraises sans gluten. Nous travaillons également beaucoup les mousses avec du biscuit, des inserts et des croustillants pour obtenir plusieurs textures », détaille Margaux.

Dans la boulangerie, une vitrine à part est consacrée au snacking avec les sandwichs faits à la sciabatta et le sandwich « Roll fraiche » dans de la pâte à croissant.

Le jeune couple pense maintenant à développer ses ventes de crèmes glacées et de glaces italiennes en installant une machine devant le magasin.

Frédéric Vielcanet

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