Pop Air, une expo gonflée

Pop Air, une expo gonflée

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Publié le 22 août 2022

Le bonheur est dans la bulle !

La Grande Halle de la Villette récidive avec une expérience immersive… Après l’exposition « Au-delà des limites », présentée en 2018 par le collectif japonais teamLab, le public va pouvoir se plonger avec plaisir dans l’art gonflable pour mettre tous ses sens en ébullition. Sur un espace de plus de 5 000 m2, les œuvres interactives font le ravissement des visiteurs qui retrouvent leur âme d’enfants…

Pop en stock

Pionnier de l’art gonflable, Balloon Museum est un musée d’un nouveau genre. Entièrement dédié aux ballons, ce lieu ludique, situé à Rome, est le premier incubateur de ce mouvement pop très en vogue que l’on nomme « l’art gonflable ».

L’exposition Pop Air avait déjà enthousiasmé l’Italie, en accueillant plus de 500 000 visiteurs en quatre mois. Balloon Museum a donc décidé de poursuivre l’aventure et de faire voyager ses ballons en France, en collaboration avec La Villette, pour enchanter l’espace jusqu’au 21 août. Et quel enchantement !

Le ton est donné avec « Cupid’s Koi Garden », une fontaine géante immersive et joliment colorée de six mètres de haut, qui donne la sensation au public de pénétrer dans l’univers d’Alice au pays des merveilles. Cette création du studio australien ENESS, à l’inspiration des films d’animation japonais, contribue à nous faire perdre nos repères et nous invite à toucher joyeusement. Les plus jeunes comprennent vite le message. Les adultes mettent un peu plus de temps à retrouver leurs vieux réflexes d’enfants. Toute inhibition tombe alors face à la deuxième salle, « Hypercosmo », une piscine gigantesque à boules où les couleurs changent en fonction de l’éclairage, dans un décor surréaliste de sculptures en boules aériennes à couper le souffle. Les gardiens du lieu souhaitent au public une bonne baignade, avec un petit sourire complice…

Entrez dans la bulle !

Difficile de résister à l’appel de cette grande vague mouvante où chacun se glisse avec délice et avance comme il peut entre deux fous rires. Plus difficile encore de quitter l’endroit, mais la salle suivante offre un tel moment de poésie qu’on ne regrette son choix que quelques secondes…

Les boules laissent la place aux bulles de savon dans une installation intitulée « A quiet Storm », où les délicates sphères remplies de fumée tombent au sol avec la grâce d’une danse improvisée. Une magie pour les yeux qui dure une poignée de minutes avant de poursuivre sa route.

Dire que les parents passent leur temps à répéter aux enfants de faire attention et de ne « toucher qu’avec les yeux » dans un musée ou un lieu public… Pop Air prend le contre-pied pour inviter le public à utiliser ses mains pour s’amuser. L’exposition demande une participation active des visiteurs qui ne se font pas prier pour oublier en un clin d’œil les bons préceptes et renouer avec la joie de jouer avec les œuvres d’art.

Chaque salle est une découverte immersive. On s’émerveille face à l’installation « Never Ending Story » du collectif italien Motofisico, où une centaine de sphères colorées suspendues se reflètent à l’infini dans une salle aux murs recouverts de miroirs. On va spontanément faire une partie de cache-cache dans « Knot rouge », l’immense labyrinthe créé par Cyril Lancelin, ou se défouler avec « ADA », un dispositif connecté où une sphère géante réalise des dessins dans un espace blanc, grâce aux volontaires qui la font valser. Une petite halte ? On s’installe à son aise dans une salle où une gigantesque bâche rose recouvre les contours pour redéfinir l’espace dans un univers vaporeux et onirique. À moins que l’on ne préfère s’arrêter au « Flower » bar pour une pause gourmande et une barbe à papa aussi aérienne que cette balade à savourer en famille.

Lise Lafitte