Philippe Maupu, Secrétaire Général de la CNBPF et responsable de la rédaction des Nouvelles de la Boulangerie-Pâtisserie

Philippe Maupu, Secrétaire Général de la CNBPF et responsable de la rédaction des Nouvelles de la Boulangerie-Pâtisserie

Actualités
Publié le 24 juin 2020

Une page va se tourner pour moi le 30 juin prochain puisqu’au terme de plus de 40 ans de vie professionnelle, j’ai décidé de faire valoir, comme l’on dit, mes droits à la retraite. Aujourd’hui et à mon âge, le terme de retraite ne veut plus dire grand-chose, sinon le retrait d’une vie professionnelle, au cas particulier dense à plus d’un titre, que j’ai eu, pour partie, la chance de partager avec nombre d’entre vous.
Mon parcours a été quasi exclusivement dédié à cet attachant métier qu’est la boulangerie-pâtisserie et à ses organisations professionnelles.
Ce sont d’abord les Présidents de la Fédération de Paris/Région Parisienne, puis ceux de la Confédération Nationale retrouvez-nous sur Facebook que je veux remercier, à la fois de leur confiance et de leur exigence, les deux facteurs qui nous font, on le sait, le plus progresser dans la vie.
Je salue également le travail réalisé dans les Groupements professionnels départementaux et régionaux, tant par les Présidents que par leur secrétariat. Et puis, parce que rien ne se fait seul, je pense à tous mes collaborateurs, partenaires, conseils, relations administratives et politiques qui ont rendu possible les avancées de tous nos dossiers, partagé nos exigences, nos succès, nos déceptions parfois… Et enfin, à vous tous, boulangers-pâtissiers, qui, par votre adhésion, votre unité, l’amour de votre métier, vos savoir-faire, votre solidarité, m’avez tant appris sur le courage, la résilience, le pouvoir de la lutte.
Au fil de ces années, au service de tous, je me suis attaché, un parmi vous, à faire fonctionner nos associations, le terme est noble mais recouvre parfois une réalité si délicate quand il s’agit de se mettre d’accord et d’avancer ensemble, malgré les écueils inhérents à toute action. Ma philosophie de l’action en dehors de la quantité de travail elle-même et de la valeur ajoutée de celle-ci, a toujours été de me donner, pour chaque dossier, une obligation de résultat plus que de moyens… avec l’idée que tout donner n’est pas forcément suffisant… On ne comprendrait pas que je n’évoque pas une matière parmi d’autres pour laquelle j’ai eu un goût prononcé : celle des baux commerciaux et des négociations qui les accompagnent. Je n’oublierai pas les discussions pied à pied avec les bailleurs, leurs représentants, qu’il s’agisse d’administrateurs de biens ou d’avocats. Cette matière m’importait au plus haut point car elle était et est toujours constitutive de la valeur du fonds de commerce, ce bien patrimonial qu’il m’incombait de défendre pour vous.
Je tourne la page, ferme le livre… un autre va s’ouvrir, sans nostalgie ni regret, tant je suis persuadé que la boulangerie artisanale est désormais une des attentes fortes du monde d’après.