Les moulins Bourgeois entrent dans l’ère de la robotique

Les moulins Bourgeois entrent dans l’ère de la robotique

Actualités
Publié le 6 octobre 2016

Le passage au format de 25 kg a grandement facilité la manutention des sacs de farine. Mais la gestion du stock et l’organisation du planning des livraisons restent d’une grande complexité pour les moulins qui comptent nombre d’artisans parmi leurs clients. En choisissant d’investir dans l’automatisation de leur service de préparation de commandes, les Moulins Bourgeois ont décidé d’entrer dans l’ère de la robotique.

À la fin de l’année dernière, les Moulins Bourgeois ont définitivement basculé dans l’ère de la robotique. Gregory Knecht, le responsable du silo farine du moulin de Verdelot (77) trône désormais aux commandes du pupitre qui pilote par ordinateur les 3 robots chargés des manœuvres de « picking » des sacs de farine. « Le temps où l’on travaillait en flux tendu avec une seule ensacheuse est révolu. Aujourd’hui, nous disposons de 3 chaines de conditionnement d’une capacité de 800 sacs/heure chacune » indique avec satisfaction le responsable du planning. « Le service logistique nous transmet les données concernant les commandes et l’ordre de chargement des différents clients. Nous collectons en priorité tout ce qui est hors gabarit (- de 25kg) et puis on lance la préparation automatique. On peut ainsi charger jusqu’à 3 camions en une heure, grâce à nos 3 quais de manutention ». Au moulin de Verdelot, le service préparation des commandes et la livraison mobilisent jusqu’à 35 salariés de l’entreprise, soit plus d’un tiers des effectifs. Avec sa flotte d’une vingtaine de camions, l’entreprise est d’ailleurs une des dernières à assurer elle-même la livraison de ses clients (plus d’un millier sur l’Ile-de-France et ses départements limitrophes).

« Nous travaillons exclusivement avec des artisans boulangers et de ce fait, 80% de nos volumes sont conditionnés en sacs », constatent David et Julien Bourgeois. Avec ce nouvel outil, plus qu’un retour sur investissement, le moulin de Verdelot entend valoriser le travail de ses collaborateurs et obtenir un gain de confort pour les opérateurs. L’autre avantage non négligeable étant de minorer les erreurs, lors de la préparation des commandes. Travailler exclusivement avec la boulangerie artisanale en produisant une farine 100% française, c’est depuis toujours la politique des frères Bourgeois. À coté des farines classiques (pain maison) pour la baguette dite parisienne, des farines qui incluent des levains secs ou des céréales toastées, les farines de tradition du moulin sont d’ailleurs en perpétuel développement. « Nous sortons au minimum, un nouveau produit chaque année, mais la tradition représente aujourd’hui 40% de notre volume de vente et elle reste notre cheval de bataille » observe David Bourgeois. « Notre travail de meunier, c’est de concevoir une farine naturelle qui donne du goût au pain. Au boulanger de se démarquer en apportant du croustillant et des arômes grâce à la fermentation et à son savoir-faire ! » Concluent David et Julien.

Texte et photos Frédéric Vielcanet