La vendeuse idéale

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Publié le 23 octobre 2011

Rare, même rarissime. Pourtant, on la trouve dans certaines entreprises où sa carrière est soit très courte (décidément, la vente en boulangerie, ce n’est pas son truc), soit très longue (le contexte et l‘ambiance l’attachent solidement à ses gentils employeurs).

 

Et puis, il y a les vendeuses qui sont là faute de mieux, qui n’aiment pas ce qu’elles font et qui « passent » plus ou moins rapidement dans l’entreprise. D’ailleurs, elles passent parfois un bon moment, parfois un fichu quart d’heure quand leur caractère difficile leur fait tenir des propos mal embouchés (dommage, mal enboulangés ne se dit pas !) et rend les rapports très compliqués, épuisant l’employeur qui ne sait plus à quel saint se vouer. St Honoré est débordé !
Dans quelques décennies, plus de tracas. La robotique aura triomphé et des humanoïdes travailleront en lieu et place de vos salarié(e)s. Les cyberhumains obéiront au doigt et à l’oeil, ne commettront jamais d’imper, feront des heures et des heures sans compter et resteront toujours zen, affichant le sourire de circonstance et déversant l’argumentaire approprié sans un battement de paupières. Ah, quel avenir ! Ce sera tellement sympathique. On ne pourra plus parler du temps qu’il fait, ni des poux à l’école et encore moins du dernier film en 3 D. Le client qui demandera à la cybervendeuse de quoi se compose l’entremets en vitrine sera peut-être surpris quand en raison d’un bug interne (ou intestinal, je ne sais pas), elle répondra : « Veuillez partir, ou j’appelle la police ».
Oups ! Mais, je m’égare…Ce ne sont que de sinistres projections. Heureusement, le personnel est composé de vendeuses charmantes (en principe) dont certaines savent aussi être de véritables pestes. Faute de trouver d’autres personnes à embaucher, l’employeur garde une brebis galeuse. Le temps passe, l’ambiance se dégrade, la clientèle s’en rend compte, le travail n’est pas fait comme il le devrait. Tout le monde est à cran. Justement, les caractères ne s’accordent pas toujours et il faut alors composer, mais aussi et surtout s’imposer. Diriger du personnel n’est pas facile, encore moins quand on n’est pas du métier : cela s’apprend souvent sur le tas ou, au pire, sur le tard. Si, dès le premier jour, on peut adopter quelques principes, ce n’est que mieux.

Quelques règles

  • Affirmez votre autorité incontestable dès le départ : c’est vous qui dirigez, personne d’autre et surtout pas une vendeuse.
  • Soyez un exemple pour tous : connaissances, tenue, vocabulaire, amabilité… Le personnel a tendance à imiter la façon de faire des dirigeants.
  • Posez l’objectif commun de l’équipe : faire progresser l’entreprise, satisfaire la clientèle car c’est aussi maintenir les emplois.
  • Soyez à l’écoute de votre vendeuse : sachez lui accorder certaines facilités en échange d’une certaine disponibilité de sa part.
  • Gardez vos distances en optant toujours pour le vouvoiement et en évitant de faire « copain-copine » avec votre salariée.
  • Sachez reconnaître ses efforts et ses réussites : félicitez-la lorsqu’elle le mérite.
  • Faites-lui confiance en la responsabilisant : elle s’investit davantage, elle est valorisée et travaille forcément mieux
  • Faites-lui comprendre que tout est contrôlé (quantités, ventes etc.) : la tentation a parfois raison de l’honnêteté affichée au départ.

La théorie reste la théorie et de la théorie à l’application… Mais, c’est comme dans un couple, chacun doit y mettre du sien ! Et comme dans un couple, les bonnes habitudes se prennent dès le début de la relation.