Anne Hidalgo s’engage à mettre 60 logements par an à la disposition des jeunes apprentis

Anne Hidalgo s’engage à mettre 60 logements par an à la disposition des jeunes apprentis

Actualités
Publié le 16 mars 2015

Vendredi 13 février, après avoir visité le CFA de l’ameublement « La Bonne Graine »à Paris 11e, la Maire de Paris et les Présidents de l’UPA, de la Chambre de métiers et de l’artisanat de Paris (CMA) et de l’Union régionale des foyers et services pour jeunes travailleurs (URFJT) ont signé une convention destinée à faciliter l’accès au logement des apprentis.

Cette initiative vise à offrir des solutions de logement aux apprentis qui doivent faire face à l’exigence de mobilité due au contrat d’apprentissage. Des hébergements seront ainsi mis à disposition des apprentis par la Ville de Paris et seront attribués en concertation entre l’UPA et la CMAP. Ceux-ci faciliteront l’accès des jeunes à leur centre de formation et à l’entreprise qui les forme.

« Cette convention va dans le sens d’une amélioration des conditions d’accès aux formations par l’apprentissage et par conséquent, doit contribuer au développement de cette filière de formation » a indiqué Jean-Pierre Crouzet.  Le président de l’UPA a rappelé que l’apprentissage est une des meilleures voies d’insertion professionnelle, avec 61% des anciens apprentis qui occupent un emploi à la fin de leur contrat et 86% 3 ans après. « Il faut lever les freins qui empêchent à l’apprentissage de connaître un véritable essor. Les difficultés de logement rencontrées par certains apprentis font partie de ces freins. Trouver un logement qui permette de rejoindre à la fois  le centre de formation et l’entreprise, n’est pas toujours chose facile, encore moins quand le jeune est dans l’obligation de résider alternativement dans deux logements, l’un à proximité du CFA, l’autre à proximité de l’entreprise » a précisé Jean-Pierre Crouzet, qui a rappelé les 15 mesures demandées par l’UPA pour rendre le contrat d’apprentissage plus sécurisant pour l’employeur comme pour l’apprenti.

Aunis

Les 15 mesures pour rendre le contrat d’apprentissage plus sécurisant

Réformer l’orientation scolaire pour favoriser l’emploi

• Garantir un socle minimal de connaissances aux entrants en apprentissage.

• Instaurer des passerelles systématiques entre formations sous statut scolaire et apprentissage.

• Favoriser la mobilité des apprentis sur le territoire et dans l’Union européenne.

• Organiser chaque année au printemps une campagne de promotion et de valorisation de l’apprentissage.

• Prévoir pour les plus jeunes une phase de transition entre l’école et le choix d’une formation professionnelle par la voie de l’apprentissage notamment en généralisant les stages de découvertes.

• Prendre en compte l’apprentissage dans les clauses sociales des appels d’offre publics.

• Renforcer le rôle des CFA dans la recherche d’employeurs et le suivi de la formation.

Adapter le modèle économique du contrat d’apprentissage

• Affecter les ressources de l’apprentissage aux CFA en fonction du nombre d’apprentis formés et des résultats en termes d’insertion directe dans l’emploi.

• Accompagner les apprentis en matière de transport, d’hébergement et d’éloignement géographique.

• Mieux préparer les maîtres d’apprentissage à leur mission et valoriser leur statut notamment par la validation des acquis de l’expérience.

• Adapter le système de rémunération des apprentis pour ne prendre en compte que le niveau de formation, afin d’encourager l’embauche d’apprentis de 21 ans et plus.

Modifier le contrat d’apprentissage pour sécuriser employeurs et apprentis

• Sécuriser l’entreprise et l’apprenti en permettant une rupture à l’amiable entre les deux parties en cas de difficultés au cours du contrat.

• Permettre au jeune de changer d’orientation en cours d’apprentissage en lui proposant un accompagnement personnalisé.

• Assouplir l’application de la réglementation sur les machines et travaux dits dangereux pour les apprentis mineurs.

• Simplifier les formalités de conclusion du contrat d’apprentissage.